Pierre Teilhard de Chardin (wikipedia.org)

P.Teilhard_de_Chardin

In 1925, Teilhard was ordered by the Jesuit Superior General Wlodimir Ledochowski to leave his teaching position in France and to sign a statement withdrawing his controversial statements regarding the doctrine of original sin. Rather than leave the Jesuit order, Teilhard signed the statement and left for China. This was the first of a series of condemnations by certain ecclesiastical officials that would continue until long after Teilhard’s death. The climax of these condemnations was a 1962 monitum (reprimand) of the Holy Office denouncing his works. From the monitum:Teilhard’s writings, though, continued to circulate — not publicly, as he and the Jesuits observed their commitments to obedience, but in mimeographs that were circulated only
privately, within the Jesuits, among theologians and scholars for discussion, debate and criticism. As time passed, it’s been argued that the works of Teilhard were gradually
becoming viewed more favourably within the Church. For example, on June 10, 1981, Cardinal Agostino Casaroli wrote on the front page of the Vatican newspaper,
l’Osservatore Romano

However, others have rejected Cardinal Casaroli’s comments as an attempt at rehabilitation and revision. The Holy See clarified that those statements by members of the Church, in particular, those made on the hundredth anniversary of Teilhard’s birth, were not to be interpreted as a revision of previous stands taken by the Church officials. Thus the 1962 statement remains official Church policy to this day. Although some Catholic intellectuals defended Teilhard and his doctrine (including Henri de Lubac), others condemned his teaching as a perversion of the Christian faith. These include Jacques Maritain, Étienne Gilson and Dietrich von Hildebrand. Pope Benedict XVI stated in 2009, “It’s the great vision that later Teilhard de Chardin also had: At the end, we will have a true cosmic liturgy, where the cosmos becomes a living host” and “Let’s pray to the Lord that he help us be priests in this sense… to help in the transformation of the world in adoration of God, beginning with ourselves.”

Teachings

In his posthumously published book, The Phenomenon of Man, Teilhard writes of the unfolding of the material cosmos, from primordial particles to the development of life, human beings and the noosphere, and finally to his vision of the Omega Point in the future, which is “pulling” all creation towards it. He was a leading proponent of
orthogenesis, the idea that evolution occurs in a directional, goal driven way, argued in terms that today go under the banner of convergent evolution. Teilhard argued in
Darwinian terms with respect to biology, and supported the synthetic model of evolution, but argued in Lamarckian terms for the development of culture, primarily through the
vehicle of education.

Teilhard makes sense of the universe by its evolutionary process. He interprets complexity as the axis of the evolution of matter into a geosphere, a biosphere, into consciousness (in man,) and then to supreme consciousness (the Omega Point.) Teilhard’s life work was predicated on the conviction that human spiritual development is moved by the same universal laws as material development. He wrote, “…everything is the sum of the past” and “…nothing is comprehensible except through its history. ‘Nature’ is the equivalent of ‘becoming’, self-creation: this is the view to which experience irresistibly leads us. … There is nothing, not even the human soul, the highest spiritual manifestation we know of, that does not come within this universal law.” There is no doubt that The Phenomenon of Man represents Teilhard’s attempt at reconciling his religious faith with his academic interests as a paleontologist. One particularly poignant observation in Teilhard’s book entails the notion that evolution is becoming an increasingly optional process. Teilhard points to the societal problems of isolation and marginalization as huge inhibitors of evolution, especially since evolution requires a unification of consciousness. He states that “no evolutionary future  awaits anyone except in association with everyone else.” Teilhard argued that the human condition necessarily leads to the psychic unity of humankind, though he stressed
that this unity can only be voluntary; this voluntary psychic unity he termed”unanimization.” Teilhard also states that “evolution is an ascent toward consciousness”, giving encephalization as an example of early stages, and therefore, signifies a continuous upsurge toward the Omega Point, which for all intents and purposes, is God. Our century is probably more religious than any other. How could it fail to be, with such problems to be solved? The only trouble is that it has not yet found a God it can adore.

Influence

Evidence of what is probably Teilhard’s greatest influence on science comes from the work of Theodosius Dobzhansky, the eminent 20th Century biologist credited along with a handful of key researchers for the development of the Modern Evolutionary Synthesis that accounts for natural selection in the light of Mendelian genetics. Dobzhansky’s famous essay Nothing in Biology Makes Sense Except in the Light of Evolution draws upon the insistence of Teilhard that evolutionary theory must be placed at the centre of how a man understands his relationship to nature.

Données clés

Naissance 1er mai 1881
Orcines
Décès 10 avril 1955 (à 73 ans)
New York
Nationalité France
Profession Prêtre
Activité principale chercheur, théologien, paléontologue et philosophe
Distinctions Officier de la Légion d’honneur

Pierre Teilhard de Chardin, ( 1er mai 1881, Orcines – 10 avril 1955, New York) était un jésuite, chercheur, théologien, paléontologue et philosophe français. Scientifique de renommée internationale, Pierre Teilhard de Chardin fut à la fois géologue spécialiste du Pléistocène et paléontologiste spécialiste des vertébrés du Cénozoïque. Considéré comme l’un des théoriciens de l’évolution les plus remarquables de son époque, l’étendue de ses connaissances lui permet de comparer les premiers hominidés, tout juste découverts, aux autres mammifères, en constatant l’encéphalisation propre à la lignée des primates paléoanthropologues. Dans le Phénomène humain, il trace une Histoire de l’Univers, depuis la pré-vie jusqu’à la terre finale, en intégrant les
connaissances de son époque, notamment en mécanique quantique et thermodynamique, ajoutant aux deux axes vers l’infiniment petit et l’infiniment grand la flèche d’un temps interne, celui de la complexité en organisation croissante, constatant l’émergence de la spiritualité humaine à son plus haut degré d’organisation, celle du système nerveux verticalisé. Avec Teilhard, matière et esprit ne sont plus que deux facettes d’une même réalité, ce qui lui permet, en tant que prêtre de la Compagnie de Jésus, de donner un sens à sa foi en l’incarnation du Christ, à la
dimension de la cosmogenèse et non plus à l’échelle d’un cosmos statique comme l’entendait la tradition chrétiennebiblique.

Éléments de biographie

Pierre Teilhard de Chardin est issu d’une très ancienne famille auvergnate de magistrats originaire de Murat, et d’une branche qui a été anoblie sous Louis XVIII.
Il naît le 1er mai 1881 au château de Sarcenat, à Orcines dans le (Puy-de-Dôme), quatrième des onze enfants d’Emmanuel Teilhard (1844-1932), chartiste, et de Berthe de Dompierre. Sa mère était la petite-nièce de François-Marie Arouet, plus connu sous le nom de Voltaire. En 1899, il entre au noviciat jésuite d’Aix-en-Provence. En 1911, il est ordonné prêtre après quatre ans de séminaire théologique en Grande-Bretagne. En 1912, il rejoint le Muséum d’histoire naturelle de Paris et y collabore avec Marcellin Boule, paléontologue qui avait étudié le premier squelette entier d’un homme de Néandertal. Entre 1914 et 1919, mobilisé comme brancardier au front dans le 8e régiment de marche de tirailleurs marocains (Médaille militaire et Légion d’honneur), il élabore une esquisse de sa pensée via son journal et sa correspondance avec Marguerite Teilhard-Chambon, sa cousine. En 1916, il publie son premier essai, La Vie Cosmique, et en 1919, Puissance spirituelle de la Matière, essais qui annoncent son œuvre plus tardive.

De 1922 à 1926, il obtient en Sorbonne trois certificats de licence ès sciences naturelles : géologie, botanique et zoologie, puis soutient sa thèse de doctorat sur les « Mammifères de l’Eocène inférieur français et leurs gisements ». En 1923 , Il effectue un premier voyage en Chine pour le Muséum d’histoire naturelle de Paris. Dans le désert d’Ordos en Mongolie intérieure, Teilhard rédige sa « Messe sur le Monde ». À son retour de Chine, il enseigne à l’Institut Catholique puis se voit démis de ses fonctions : La publication d’un texte portant sur le Péché originel lui cause ses premiers troubles avec le Vatican. l’ordre des Jésuites lui demande d’abandonner l’enseignement et de poursuivre ses recherches géologiques en Chine.

En 1926, il retourne en Chine et joue, avec le paléoanthropologue allemand Franz Weidenreich, un rôle actif dans la découverte et l’ étude scientifique du sinanthrope . Il participe en 1931 à la croisière jaune. Jusqu’à son installation à New York en 1951, Teilhard de Chardin poursuit une carrière scientifique ponctuée de nombreux voyages d’études : Éthiopie (1928), États-Unis (1930), Inde (1935), Java (1936), Birmanie (1937), Pékin (1939 à 1946), Afrique du Sud (1951 & 1953). Stephen Jay Gould l’accuse d’être un des responsables de la fraude de l’homme de Piltdown dont on apprend par la suite que Teilhard a lui-même été dupé dans cette affaire . En 1946, le Père Teilhard est promu Officier de la Légion d’honneur au titre des Affaires étrangères en reconnaissance de son brillant travail en Chine. Il entre en 1950 à l’Académie des sciences où René de Mallemann lui succédera. Pierre Teilhard de Chardin meurt le 10 avril 1955, jour de Pâques, à New York. Un an plus tôt, au cours d’un dîner au consulat de France, il confiait à des amis : « J’aimerais mourir le jour de la Résurrection ».

Le Phénomène humain

Noosphère, Christ cosmique et point Oméga  Convergence et divergence selon Teilhard La théorie de l’évolution de Charles Darwin, la géologie de Vernadsky et la théodicée chrétienne sont unifiées par Teilhard de Chardin en une approche holiste. Pour lui, le « phénomène humain » doit être pensé comme constituant – à un moment donné- une étape de l’évolution qui conduit au déploiement de la noosphère, laquelle prépare l’avènement de la figure dite du « Christ Cosmique ». Le « point Oméga » représente le pôle de convergence de l’évolution. Le « Christ Cosmique » manifeste l’avènement d’une ère d’harmonisation des consciences fondé sur le principe de la « coalescence des centres » : chaque centre, ou conscience individuelle, est amené à entrer en collaboration toujours plus étroite avec les consciences avec lesquelles il communique, celles-ci devenant à terme un tout noosphérique. L’identification non homogénéisante du tout au sujet le percevant, entraîne un accroissement de conscience, dont l’Oméga forme en quelque sorte le pôle d’attraction en jeu à l’échelle individuelle autant qu’au plan collectif. La multiplication des centres comme images relatives de l’ensemble des centres harmonisés participe à l’avènement de la résurrection spirituelle ou théophanie du Christ Cosmique. Annonçant la planétisation que nous connaissons aujourd’hui, Teilhard développe la notion de «noosphère» qu’il emprunte à Vernadsky pour conceptualiser une « pellicule de pensée enveloppant la Terre, formée des communications humaines ».

Par ailleurs, en situant la création en un « point Alpha » du temps, l’Homme doit, selon lui, rejoindre Dieu en un « point Oméga » de parfaite spiritualité. Le terme de « point Oméga » a été repris par le physicien américain Frank Tipler, apparemment sans allusion au nom de Teilhard (sans qu’on puisse dire si c’est délibéré, ou par ignorance de son origine, ou plus simplement parce que «
cela va de soi »).

Hominisation et humanisation

Teilhard pense également identifier parallèlement à l’évolution biologique une évolution de type moral : l’affection pour la progéniture se rencontre chez les mammifères et non chez les reptiles apparus de façon plus précoce. L’espèce humaine, malgré ses accès de violence sporadique, s’efforce de développer des réseaux de solidarité de plus en plus élaborés (Croix-Rouge de Dunant, Sécurité sociale de Bismarck… ) : l’évolution physique qui a débouché sur l’« hominisation » se double d’après lui d’une évolution spirituelle qu’il nomme « humanisation ». Se demandant d’où vient ce surcroît de conscience, il l’attribue à la croissance de la complexité des structures nerveuses : le cerveau des mammifères est plus complexe que celui des reptiles et celui des humains se trouve être plus complexe que celui des souris. Il s’émerveille également de l’interfécondité de toutes les populations humaines sur la planète, à laquelle il ne voit pas de vraie correspondance dans les espèces animales : l’isolement géographique chez l’animal se traduit à terme par des spéciations :

« D’une part, ces rameaux se distinguent de tous les autres antérieurement parus sur l’arbre de la vie par la dominance, reconnaissable en eux, des qualités spirituelles sur les qualités corporelles (c’est-à-dire du psychique sur le somatique). D’autre part, ils manifestent, sans diminution sensible, jusqu’à grande distance, un extraordinaire pouvoir de se rejoindre et de s’inter-féconder. »
— Écrits scientifiques, page 203

Cette particularité de l’espèce humaine sera relevée plus tard aussi par Jacques Ruffié, professeur d’anthropologie physique au Collège de France.

Évolution et organisation

L’évolution se passe ensuite à son avis dans la possibilité qu’ont les consciences de communiquer les unes avec les autres et de créer de facto une sorte de super-être : en se groupant par la communication, les consciences vont faire le même saut qualitatif que les molécules qui, en s’assemblant, sont passées brusquement de l’inerte au vivant. Toutefois, ce super-être est sans rapport aucun avec le surhumain de Nietzsche (« Ainsi parlait Zarathoustra ») dans lequel Teilhard ne voit qu’une extrapolation trop simple du passé, et qui ne tient nul compte du phénomène de communication croissante entre les individus (« La chenille qui interroge son futur s’imagine sur-chenille », résumera Louis Pauwels dans Blumroch l’admirable). Pour Teilhard, ce n’est déjà plus au niveau de ces seuls individus que le processus d’évolution se réalise; il écrit à ce sujet :

« Rien dans l’univers ne saurait résister à un nombre suffisamment grand d’intelligences groupées et organisées ». Il y voit non pas Dieu en construction, comme avant lui Ernest Renan et — de façon plus sarcastique — Sigmund Freud dans l’Avenir d’une illusion — mais l’humanité qui se rassemble pour rejoindre Dieu, en cet hypothétique point oméga qui représenterait de facto, et sans tristesse aucune, la fin du Temps.

Citations

« L’Homme, non pas centre statique du Monde, – comme il s’est cru longtemps – mais axe et flèche de l’Évolution… » Le Phénomène humain, 1965 (p. 24)

« La Vie est née et se propage sur Terre comme une pulsation solitaire. C’est de cette onde unique qu’il s’agit maintenant de suivre jusqu’à l’Homme, et si possible jusqu’au-delà de l’Homme, la propagation. » ibid, p. 94

« Lorsque, en tous domaines, une chose vraiment neuve commence à poindre autour de nous, nous ne la distinguons pas… Rétrospectivement, les choses nous paraissent surgir toutes faites. » ibid, p. 114

« Sur le fait général qu’il y ait une évolution, tous les chercheurs … sont désormais d’accord. Sur la question de savoirsi cette évolution est dirigée, il en va autrement. » ibid, p. 137
Réactions vis-à-vis de l’œuvre de Teilhard

Position du Saint-Siège sur les travaux de Teilhard

Les idées de Teilhard confortent l’idée de « plan divin » souvent évoquée par l’Église depuis saint Augustin (La cité de Dieu). Par ailleurs, l’idée de l’évolution est admise comme possible « hypothèse » (il faudra attendre le pontificat de Jean-Paul II pour qu’elle soit considérée en 1996 comme « davantage qu’une hypothèse »). Cependant, le Vatican identifie rapidement deux problèmes graves : D’une part l’idée selon laquelle « l’esprit de l’homme, son intelligence et sa volonté libre, puisse apparaître par une simple évolution déterministe de la matière » s’oppose au dogme catholique issu de la Genèse. Ce point fait difficulté car il semble remettre en cause la nature spirituelle de l’âme humaine. Par contre les opinions de Teilhard sur l’origine évolutive du corps de l’homme sont laissées à la libre recherche de la biologie. Un autre point relève de la discussion théologique : L’un des deux moteurs de la sélection naturelle est l’élimination systématique, à chaque génération, des individus en surnombre pour les ressources existantes (élimination signalée par Malthus). Cet écrasement se fait dans l’indifférence cruelle qui terrifie déjà Darwin en son temps et lui fait perdre la foi. Ce point n’est pas contesté. La cruauté de la marâtre nature est connue depuis la nuit des temps. En revanche, on la rattachait au classique problème du mal. Mais la considérer comme faisant partie du plan divin, s’il existe, constitue un total changement de paradigme, aux antipodes de l’idée même de providence. Cette préparation du bonheur des successeurs par la souffrance des prédécesseurs semble certes proche des idées admises de rédemption et de communion des saints, mais le monde qui en découle paraît cependant bien trop écarté des valeurs évangéliques et de l’idée de bonté divine pour être accepté tel quel. Le Saint-Siège demande donc à Teilhard de suspendre ses publications (non ses recherches). Ce qui avait déjà été imprimé fut inscrit à l’Index « jusqu’à plus ample informé » .

En 1962, un monitum du Saint-Office met en garde contre ses idées hétérodoxes : « Certaines œuvres du P. Pierre Teilhard de Chardin, même des œuvres posthumes, sont publiées et rencontrent une faveur qui n’est pas négligeable. Indépendamment du jugement porté sur ce qui relève des sciences positives, en matières de philosophie et de théologie, il apparaît clairement que les œuvres ci-dessus rappelées fourmillent de telles ambiguïtés et même d’erreurs si graves qu’elles offensent la doctrine catholique. Aussi les EEm. et RRv Pères de la Sacrée Congrégation du Saint-Office exhortent tous les Ordinaires et Supérieurs d’Instituts religieux, les Recteurs de Séminaires et les Présidents d’Université à défendre les esprits, particulièrement ceux des jeunes, contre les dangers des ouvrages du P. Teilhard de Chardin et de ses disciples ». Teilhard est mort en 1955, et ses ouvrages pour la plupart publiés de façon posthume. Ils connaissent un certain
succès dans les années 1960, puis retombent dans l’ombre, même si son nom est cité de temps à autre. Depuis que l’Internet a touché le grand public, son concept de noosphère semble redevenir d’actualité.

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